PROPHÉTIE BIBLIQUES ET FIN DES TEMPS
OÙ EN SOMMES-NOUS ?
Lecture : 9 min

Dans le livre de l'Apocalypse, Jésus adresse son dernier message de la Bible pour l'Église universelle. Il s'adresse aussi spécifiquement à sept églises locales du temps biblique. Son message combine éloges, reproches, appels au changement et promesses.
Cet article étudie chaque lettre afin d'en extraire le contenu essentiel. Nous finirons par une conclusion qui observe 4 leçons pour le croyant d'aujourd'hui, et ce qui compte finalement vraiment pour Jésus.
INTRODUCTION : POURQUOI LES PROPHÉTIES BIBLIQUES INTÉRESSENT ?
Les prophéties bibliques relèvent des prédictions sur l'avenir face aux catastrophes ou aux guerres mondiales actuelles, mais pas seulement. S'intéresser aux prophéties bibliques de l'Apocalypse, c'est aussi comprendre ce que Dieu va accomplir pour éliminer le mal de ce monde. Mais pour saisir cet enjeu, il faut d'abord identifier le mal que Dieu veut éradiquer et qu'il a toujours condamné. La Bible en dévoile trois manifestations.

1. Un monde sous emprise : le mal spirituel
Qui gouverne le monde ? Une réponse de Jean
La Bible présente le monde actuel non pas comme un espace neutre, mais elle affirme avec clarté qu'il existe un mal universel, une puissance spirituelle malveillante qui a emprise dans ce monde.
L'apôtre Jean explique : "Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la puissance du malin." (1 Jn 5:19).
Le "malin" dans la pensée de Jean correspond à l'adversaire de Dieu, Satan, le chef des forces du mal. Satan n'est pas une nouveauté du Nouveau Testament. Déjà dans le livre de Job, Satan se présente devant Dieu et déclare "parcourir la terre et s'y promener" (Jb 1:7). L'image d'une présence active sur toute la terre. Le mal dans ce monde gouverne dans une dimension universelle par l'influence d'une force spirituelle adverse à Dieu.

2. Des alliances corrompues : le mal systémique
Comment le mal domine-t-il le monde ? Une réponse en Luc 4.
La nature de cette puissance adverse se manifeste par des alliances de pouvoir corrompu. Dans la Bible, Satan propose d'ailleurs explicitement une alliance à Jésus :
"Je te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été donnée et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, tout sera à toi." (Lc 4:6-7)
Ici, Jésus refuse ce pacte, mais nous observons que Satan peut proposer des alliances à qui il veut, ce qui signifie que d'autres, cherchant la puissance et la gloire, pourraient les accepter.
C'est aussi précisément ce que rapporte le livre des Actes. À Paphos, Paul rencontre le proconsul romain Sergius Paulus qui avait à ses côtés un mage, formant ensemble une alliance d'intérêts où le pouvoir occulte et le pouvoir politique se renforçaient mutuellement (Ac 13:6-10). Une alliance que la conversion du proconsul viendra précisément briser.
Comment le mal opère-t-il dans sa dimension systémique ? Par le résultat d'alliances successives : pouvoir et richesse contre soumission.

3. Le culte de Baal : le mal cultuel
Pourquoi certaines pratiques humaines du mal existaient-ils ? Une réponse de l'Ancien Testament.
La Bible décrit les réalités du culte de Baal qui s'est répandu en Israël comme dans plusieurs autres nations.
"Ils fabriquèrent des idoles d'Astarté, ils se prosternèrent devant toute l'armée des cieux, et ils servirent Baal. Ils avaient fait brûler leurs fils et leurs filles pour les offrir en sacrifice à des idoles, ils avaient consulté les augures et pratiqué la divination ; ils s'étaient adonnés à toutes sortes de mauvaises actions, faisant ce que l'Éternel considère comme mal" (2 Rois 17:16-17).
Des pratiques extrêmes présentes pour offenser Dieu et s'opposer à lui. L'apôtre Paul nous donne aussi une clé de lecture de ces pratiques : "Ce qu'on sacrifie, on le sacrifie à des démons, et non à Dieu" (1 Co 10:20). Derrière ces sacrifices se cache donc une logique de soumission : ces pratiques rendent aux puissances spirituelles adverses, l'adoration et l'obéissance qui doivent revenir qu'à Dieu seul.
Cette double réalité, historique et spirituelle, illustre des faces visibles et concrètes du mal : de la pratique des magies occultes jusqu'à l'exploitation et au sacrifice des plus vulnérables. C'est le mal dans sa dimension cultuelle.

Pourquoi des prophéties sur la fin des temps ?
Les prophéties bibliques de l'Apocalypse sont présentes pour raconter précisément l'élimination finale du mal lors de la fin du monde. Elles dévoilent le sort réservé à Satan, chef des forces du mal, à Babylone qui symbolise un système de pouvoir bâti sur des alliances corrompues, et à toutes ces pratiques cultuelles que Dieu appelle à abandonner. Une question demeure alors : quand ces prophéties de la fin du monde s'accompliront-elles ? Voyons cela dans la partie suivante.

LES SIGNES DE LA FIN DES TEMPS : OÙ EN SOMMES NOUS ?

Quand les prophéties de la fin du monde s'accompliront-elles ? Une réponse en Matthieu 34.
Une question posée également par les disciples en Matthieu 24:3, où ils demandent quels seraient les signes de son retour sur terre et de la fin du monde. Jésus y répond en énonçant plusieurs évènements qui doivent arriver inaugurant les temps de la fin.
Jésus nous donne un appel au discernement de ces signes en présentant l'image du cycle de gestation d'un figuier corréler avec celui d'une femme enceinte.
En effet, les signes du temps de fin de gestation d'un figuier apparaissent au printemps avec la montée de la sève et la poussée des bourgeons, c'est équivalent au commencement des douleurs pour la gestation d'une femme enceinte. La fin finale de ce cycle se déroule lorsque le figuier accouche de ses fruits d'été et la femme de son enfant. De la même manière Jésus annonce ces signes des temps de la fin de ce monde afin de nous avertir de l'accouchement, la fin final des temps.

Ce que Jésus annonce : les signes du commencement des douleurs (v. 5-7)

1. La séduction spirituelle (v. 5)
Jésus avertit d'abord contre la séduction où des usurpateurs imiteront le Messie par signes et prodiges, et leur danger tient à cette ressemblance même. Son critère de discernement est simple : la venue véritable ne se cherche ni dans un lieu ni par un annonciateur intermédiaire, car elle sera évidente, soudaine et universelle.
2. Les guerres et les conflits entre nations (v. 6-7a)
Pour Jésus, les guerres et les conflits entre nations pourront être des signes, qu'il s'agisse d'affrontements entre pays et États ou encore de tensions entre peuples et communautés ethniques au sein d'un même pays.
3. Les catastrophes naturelles (v. 7b)
Jésus déclare que des catastrophes naturelles terrestres toucheront certains endroits. Par privation de nourriture avec des famines, et l'instabilité du sol avec des séismes. Jésus parle aussi dans Luc 21 de "phénomène terrible et de grand signes dans le ciel".

Comment reconnaître les signes aujourd'hui : deux critères de discernement
Tout d'abord, deux extrêmes sont à éviter. D'un côté, le relativisme qui affirme : « tout cela a toujours existé comme phénomène récurrent dans ce monde » ou « chaque génération chrétienne a pu se dire la même chose à sa mesure ». De l'autre, le sensationnalisme qui interprète chaque guerre ou chaque catastrophe naturelle comme une prophétie annoncée.
C'est pourquoi se distinguent les phénomènes isolés avec les phénomènes qui appartiennent véritablement aux temps de la fin. Les signes des temps de la fin peuvent se reconnaitre à travers deux critères : la convergence et l'amplification.
Le premier critère est celui de la convergence : les signes se manifestent ensemble, dans un contexte de simultanéité, et non isolément.
Le deuxième critère est celui de l'amplification : les signes s'intensifient au fil du temps, comme les douleurs d'un enfantement.
En conclusion, des phénomènes ordinaires deviennent signes des temps de la fin lorsqu'ils convergent (en se manifestant ensemble et mondialement) et qu'ils s'amplifient (en s'intensifiant au fil du temps).
Conclusion : Où en sommes-nous ?
Ces évènements que Jésus annonce sont des signes annoncés non pas comme terminaux, mais comme inauguraux : ils annoncent le début des contractions, le commencement des douleurs, et non pas encore l'enfantement, la fin finale.
Mon constat aujourd'hui des évènements mondiaux me révèle que nous sommes très certainement entrés dans le cycle de cette gestation. Mais nous ne pouvons en aucun cas définir à quel stade de la gestation nous nous trouvons, ni combien de temps elle durera.
Jésus instaure ici une tension, presque une ambivalence : oui, les signes sont là sinon il ne nous demanderait pas de les observer ; mais non, ces signes ne nous permettent pas de calculer la date de la fin des temps sinon il ne nous dirait pas que « personne ne connaît ni le jour ni l'heure » (Mt 24:36).
Jésus appelle plutôt les croyants à veiller, c'est-à-dire à rester actifs et fidèles dans leur relation avec Dieu jusqu'à son retour. Il enseigne cette consigne à travers la parabole du serviteur qui demeure fidèle dans la maison jusqu'au retour de son maître (Mt 24:45-46).



Articles connexes

Essentiel Bible

@essentielbible

Ne manquez pas les nouveaux articles. Abonnez-vous sur Instagram.