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Pourquoi l'ancienne alliance n'a pas tenu. Et qu'est-ce que Dieu a changé dans la Nouvelle Alliance ?
Pour répondre, il faut d'abord observer ce que l'histoire de l'ancien testament met en lumière. Trois faits s'en dégagent éclairant la relation entre le peuple d'Israël, la loi de Moïse et Dieu.
Nous parcourrons ce résumer par ses trois lignes directrices, puis nous verrons les problèmes de l'ancienne alliance résolus dans la nouvelle, avant de terminer sur leurs implications pour le croyant d'aujourd'hui.
Trois faits se dégagent et résument tout l'Ancien Testament.
Une loi au centre de l'alliance
Un peuple qui vascille sans cesse
Un Dieu juste qui ne cesse d'enseigner

La loi écrite (ou Torah) donnée par Dieu à Moïse au Sinaï est présentée comme une alliance sacrée entre Dieu et son peuple.
Cette alliance de la loi est à la fois un guide moral, spirituel et social indispensable pour le discernement du bien et du mal. Elle est destinée à sanctifier le peuple et à en faire un modèle pour les nations.
Malgré l’importance accordée à la loi, les textes montrent de manière répétée les manquements du peuple d’Israël à s’y conformer.

Les récits montrent que le peuple est marqué par sa faiblesse humaine (Nb 25:1).
Le peuple est attiré par des influences extérieures, notamment les cultes idolâtres des nations environnantes basés sur la chair (Jg 2:12-13).
La peur du manque les amène à douter de la bonté de Dieu (Exode 16:2-3). Le peuple refuse d’entrer en Canaan par peur des ennemis et murmure contre Dieu (Nb 14:1-4).

Un Dieu juste
Dieu prévient et avertit son peuple lorsqu'il faillit, tel un Berger qui veut maintenir son troupeau dans la bonne voie. Cela par des prophètes suscités par Dieu où l'objectif est de les exhorter au changement.
Un Dieu enseignant
Dieu ne se contente pas de donner une loi stricte, il agit également comme un enseignant patient. Il reste fidèle, il corrige, sanctionne, mais surtout pardonne pour leur rédemption et les conduire à ses promesses.
Les échecs répétés du peuple d'Israël soulignent une problématique sous l'ancienne alliance nécessitant une intervention divine nouvelle.
Dieu demande de vivre dans ses voies par sa loi (Gn 18:19)
Dieu présente sa loi à travers un support extérieur : la lettre/la loi écrite (Ex 24:12)
Où était donc le problème ? Finalement pas dans la loi elle-même, mais dans le support extérieur en la lettre. Dieu a donc changé de support pour écrire cette même volonté au dedans des cœurs. Jésus n'a pas abolit ce que Dieu demande, il a accompli les promesses de Dieu.
Le pardon était à renouveler chaque année à travers des sacrifices qui rappelaient la dette du péché, sans permettre de l'effacer (He 10:3;11).
Le pardon des péchés est maintenant reçu définitivement, par un seul sacrifice, celui de Jésus à la croix (He 10:10-14).
L'obéissance à la loi écrite conditionnait la vie et les bénédictions (Lv 18:5). Maintenant, la vie éternelle est reçue par la foi en Jésus seul.
Nous sommes justifiés de tout ce que la loi écrite retenait contre nous pour nous condamner. C'est ici la grâce, cette faveur que nul n'a méritée (Rm 3:20-23).
L'Esprit est donné pour rendre la pratique possible, il donne le pouvoir-faire qui manquait. Le support extérieur de la loi écrite ne parvenait pas au cœur, là où le mal était installé (2 Co 3:3-6).
Or le Saint-Esprit, ce support intérieur, y agit lui au dedans pour y inscrire la loi de Dieu (2 Co 3:3), d'où le processus continuel de sanctification aujourd'hui.
L'histoire du peuple de Dieu ne met en cause ni l'alliance ni la loi, qui demeure sainte et bonne (Rm 7:12). Elle révèle l'imperfection universelle de la nature humaine, hier comme aujourd'hui (Rm 3:20-23). Il ne manquait au peuple de Dieu ni la connaissance ni la volonté, mais le pouvoir-faire.
C'est précisément ce que Dieu voulait, que la loi écrite soit un pédagogue pour conduire son peuple vers une solution, vers le besoin de sa grâce.
Ainsi la loi, qui portait l'ombre des biens à venir (Hé 10:1), trouve son plein accomplissement en Christ, où le lieu d'inscription de la volonté de Dieu n'est plus extérieur mais intérieur.
Elle visait depuis le commencement à aimer Dieu et son prochain (Mt 22:37-40), et c'est ce que l'Esprit seul rend désormais possible.
Ce bilan invite donc le croyant à des initiatives pour manifester pleinement la grâce en Jésus-Christ.
Les erreurs et les fautes passées ou présentes ne nous condamnent plus : le sacrifice de Jésus à la croix est parfait et éternel.
Nos bonnes actions ne nous sauvent pas : seule l'œuvre de grâce de Jésus accomplie à la croix nous sauve, et c'est sur Jésus et la croix que nous mettons notre foi pour être justifiés.
Le Saint-Esprit envoyé par Jésus, renouvelle nos coeurs, nos pensées, avec la Parole de Dieu.
Seigneur,
Merci pour Ton pardon et pour Ta grâce dans ma vie.
Merci, car en Toi, je suis justifié et sauvé par Ta grâce au moyen de la foi.
Aide-moi à Te rechercher davantage : que Ton Saint-Esprit renouvelle mes pensées et me rapproche plus de Toi.
Au nom de Jésus-Christ
Amen
POURQUOI L'ANCIENNE ALLIANCE N'A PAS SUFFI ?